Élection à la FEGAFOOT : La candidature de Pierre Alain Mounguengui fait débat

Ce samedi 18 mars 2026, Pierre Alain Mounguengui a officiellement déposé sa candidature à l’élection de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT), prévue le 18 avril prochain. Président sortant, il ambitionne ainsi de briguer un nouveau mandat à la tête de l’instance. Une annonce qui, sans surprise, suscite à la fois des soutiens affirmés et de vives contestations au sein du football gabonais.
En effet, selon nos informations, le président sortant bénéficie d’un appui significatif dans le paysage footballistique national. Sur les 14 clubs de première division, 10 auraient déjà accordé leur parrainage à sa candidature. De plus, les 9 ligues provinciales auraient également décidé de lui apporter leur soutien. Un rapport de force qui, à première vue, semble largement favorable au natif de Tchibanga.
Cependant, au-delà de cette démonstration de soutien, la candidature de Pierre Alain Mounguengui ne fait pas l’unanimité. Bien au contraire, elle ravive le débat sur le respect des textes qui régissent la FEGAFOOT. Certains acteurs du football gabonais dénoncent une démarche qu’ils jugent contraire aux statuts de l’institution.
C’est notamment le cas de Rémy Ebanega, ancien footballeur international gabonais, qui s’est exprimé sans détour :
« M. Pierre Alain Mounguengui ne pourra pas briguer un nouveau mandat à la tête de la Fédération Gabonaise de Football car il n’est plus éligible statutairement. Son 3e et dernier mandat prend fin au prochain congrès électif. »
Ainsi, une question centrale se pose : celle de la légalité de cette candidature. D’un côté, un président sortant fort de soutiens institutionnels ; de l’autre, des voix qui s’élèvent pour rappeler les limites imposées par les textes. Dès lors, le processus électoral pourrait rapidement se transformer en bras de fer juridique, voire institutionnel.
Par ailleurs, cette situation met en lumière un problème récurrent dans la gouvernance du football africain : l’interprétation, parfois contestée, des statuts et règlements. Si les organes électoraux valident la candidature, cela pourrait accentuer les tensions et fragiliser davantage la crédibilité de l’instance



